Le Fonds Avenir Santé Numérique est un fonds sans dotation sous égide de la Fondation de l’Avenir, dédié à la promotion de l’innovation en santé numérique.
Lancé le 30 janvier 2018 à la suite des études menées en e-santé par la Fondation de l’Avenir entre 2015 et 2017, le Fonds Avenir Santé Numérique est un fonds sans dotation sous égide de la Fondation de l’Avenir, dédié à la promotion de l’innovation en santé numérique. Il a pour missions principales de :
Pour devenir membre du Fonds Avenir Santé Numérique, il est nécessaire d’être coopté par un membre fondateur. Il est entendu par « membre » toute personne morale agréée par le directoire de la Fondation de l’Avenir et s’engageant à contribuer au Fonds Avenir Santé Numérique. La qualité de membre s’acquiert par un engagement pluriannuel.
Pour devenir membre, deux possibilités :
Mise en place pour une durée de trois ans renouvelables, la Chaire Avenir Santé Numérique vise à penser la santé numérique dans sa globalité et de manière scientifique. Elle doit investiguer les apports du numérique sur la santé ainsi que les problématiques que leurs usages génèrent.
La chaire bénéficie du financement du Fonds Avenir Santé Numérique. Elle répond à une volonté de la Fondation de l’Avenir d’être pluridisciplinaire et pluri-institutionnelle et d’apporter une valeur académique pour la recherche de demain.
Plus particulièrement, elle a pour mission :
Une 2ème session de la Chaire, dont le titulaire est Vincent AUGUSTO (Ecole des Mines Saint-Etienne), est en cours portant sur la responsabilité populationnelle systémique pilotée par un jumeau numérique. La population choisie est celle de patients souffrantd’une maladie respiratoire chronique, pouvant être générée par des facteurs environnementaux : la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive). L’ambition est de développer une approche systémique en s’appuyant sur la plateforme française des données de santé, le Health Data Hub.
Jumeau numérique appliqué au modèle de responsabilité populationnelle pour l’optimisation et l’évaluation d’actions de prévention.
Président : Camille BROUARD, élu le 14 juin 2023
Membres :
– Fondation de l’Avenir, membre de droit ;
– Matmut, membre fondateur ;
– MGEN – Groupe VYV, membre fondateur ;
– Harmonie Mutuelle – Groupe VYV, membre fondateur ;
– Aésio Mutuelle, membre fondateur ;
– Solimut Mutuelle de France, membre fondateur ;
– Carac, membre fondateur ;
– Inter Mutuelles Assistance, membre fondateur ;
– Fondation Pierre Fabre, membre fondateur ;
– La Mutuelle Générale, membre coopté en 2022 ;
– La Mutuelle Nationale Territoriale, membre coopté en 2022
Une personnalité choisie en raison de ses compétences : le docteur Jean-Claude COUFFINHAL, membre du conseil scientifique de la Fondation de l’Avenir.
Partenaire référent : la Mutualité Française
Invités :
– EIT Health France ;
– Fonds Européen d’Investissement ;
– OFI Asset Management
Référents scientifiques :
– Représentants académiques de la Chaire Avenir Santé Numérique ;
– Université Paris-Est Créteil – Val de Marne ;
– L’école des Mines Saint-Etienne ;
– L’Inserm
Le projet a été primé deux fois l’année au EIT-AWARD :
L’atelier santé numérique permet aux membres du Fonds avenir santé numérique et à des invités d’échanger sur l’actualité numérique en santé et de mettre en avant les projets issus du Fonds ou développés par les partenaires adhérents au Fonds, dans un cadre convivial.
Les replays des Ateliers n°4 à n°6 sont disponibles dans les détails ci-dessous, ainsi que sur notre chaine Youtube.
Pour présenter ce premier bilan, Le professeur Geneviève DERUMEAUX, professeur de Physiologie à la Faculté de Santé de l’UPEC, titulaire de la Chaire, a rappelé la construction de la Chaire autour de la réflexion de la Santé Numérique.
Puis le docteur Tu Anh DUONG, dermatologue, professeur associée UPEC et coordinatrice au titre de l’UPEC, a présenté la recherche en télédermatologie qui constitue, sous tous ses pans, un modèle à la conception, à l’intégration, à l’utilisation et à l’évaluation d’innovations organisationnelles et technologiques.
Dans la continuité, Vincent AUGUSTO, directeur centre Ingénierie et Santé, Mines Saint-Etienne, et coordinateur au titre de Mines Saint-Etienne, a promu une évaluation de performance de la télémédecine, nécessaire afin d’éclairer les décisions politiques. Il a présenté les résultats des travaux menés avec Afafe ZEHROUNI et Marius HUGUET, portant sur une étude systémique du cycle complet du traitement du patient (de la détection au traitement), incluant les différentes charges de travail, pour l’évaluation de la télédermatologie. Ce modèle met en valeur la valeur de la coordination des parcours de soins, et la contribution de ces nouvelles technologies.
Enfin, le docteur Thomas D’HUMIERES, cardiologue, CHU Henri Mondor, APHP, a exposé les risques de complications majeures associées à une forte prévalence des troubles rythmiques cardiaques chez les patients drépanocytaires, qui sont suivis dans le réseau DREPACOEUR.
RGS@Home est un projet de recherche européen (Suède, Espagne, France, Angleterre), financé par l’EIT-Health, qui porte sur la rééducation post Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Il associe un dispositif de jeu vidéo à un capteur de mouvement qui aide les patients victimes d’AVC à poursuivre leur rééducation à la maison. Basé sur le principe du « serious game », RGS facilite par son approche ludique et personnalisée l’auto-rééducation en adaptant en temps réel les exercices aux capacités de l’utilisateur et en maintenant le lien entre les soignants et les patients.
Il s’agit d’un dispositif de télé-rééducation post AVC à travers une solution d’exergame -contraction de ‘exercise’ (exercice) et ‘game’ (jeu)- testée à l’échelle européenne et donc dans plusieurs modes organisationnels.
Si le concept théorique semble simple, sa mise en œuvre devient complexe, notamment car elle nécessite de modifier l’organisation hospitalière et les parcours de soins.
Intervenants :
– Anna MURA : Chercheuse au sein du SPECS-lab – Institut de Bioingénierie de Catalogne, Barcelone
– Stéphane MANDIGOUT : Docteur en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS – 74ème section CNU), Maitre de Conférence et HDR à l’Institut Limousin de Formation des Métiers de la Réadaptation de l’Université de Limoges
– Axelle GELINEAU : doctorante en science biologique et santé à l’université de Limoges
Le syndrome d’apnée du sommeil est caractérisé par la survenue anormalement fréquente de pauses respiratoires nocturnes.
Le diagnostic standard du syndrome d’apnées du sommeil se fait par polysomnographie, examen réalisé au cours d’une nuit habituellement en centre spécialisé . De nombreux signaux sont enregistrés comme l’activité électrique du cerveau, les mouvements des yeux, la tension des muscles, le rythme cardiaque, le débit aérien. C’est un examen contraignant, peu accessible et coûteux.
Le projet SENSAPNEA propose une alternative plus accessible à ce mode de diagnostic complexe. Il s’agit d’une solution numérique appelée Sunrise® incluant un dispositif et une application téléphonique de diagnostic à domicile. Elle se base sur l’analyse des mouvements mandibulaires par un capteur appliqué sur le menton sous forme de patch. Le dispositif est peu coûteux, facile d’utilisation et peu contraignant pour l’utilisateur. Le capteur est connecté à une application téléphonique et les données d’une ou plusieurs nuits sont stockées directement dans un espace sécurisé. Un algorithme permet d’identifier les anomalies au cours du sommeil pour les transmettre directement aux professionnels de santé. Ceux-ci pourront directement contacter les patients afin de leur proposer un traitement. Ce projet permettra d’augmenter considérablement la qualité de vie des patients grâce à cette solution accessible au plus grand nombre.
Intervenants :
– Professeur Jean-Louis PEPIN : Médecin en Pneumologie – PU-PH CHU/Université Grenoble Alpes
– Nhat Nam LE DONG : datascientits – Sunrise
– Cristel CASTELLI : biostatisticienne/méthodologiste spécialiste médico-économie Economiste, Université Montpellier – Languedoc Mutualité EOVI – EOVI MCD
Fondation Pierre Fabre – Smartphone Tele-DermatologyService lauréat de l’observatoire de la e-santé le 1er juillet dernier co-décerné par la Fondation de l’Avenir.
Le Smartphone Tele-Dermatology Service – Mongolie Donner accès à des soins dermatologiques de qualité aux populations isolées.
Avec la plus faible densité au monde (2,9 habitants/km2) la population mongole a un accès très limité aux services médicaux. nLe programme de télé́-expertise en dermatologie est une initiative qui cible les populations vivant dans les régions rurales et isolées de Mongolie. Equipés d’un smartphone et de l’application DERMA, les médecins de village sont guidés dans leurs consultations pour envoyer les informations pertinentes et photos des affections cutanées sur une plateforme sécurisée, à laquelle ont accès les dermatologues du pays. Ces derniers renvoient leurs diagnostics et recommandations aux médecins de famille pour améliorer la prise en charge des patients. Porté par l’Université́ Nationale des Sciences Médicales, le dispositif représente un véritable apport scientifique à la formation médicale puisque les cas sont utilisés pour la spécialisation en dermatologie.
Fondation Médéric Alzheimer – L’utilisation de tablettes numériques par des personnes atteintes de troubles cognitifs
Les nouvelles technologies font partie intégrante de notre vie quotidienne. Les personnes âgées atteintes de troubles cognitifs sont confrontées directement ou indirectement à l’utilisation de ces technologies, allant de l’électroménager aux outils informatiques.
L’utilisation intuitive des tablettes tactiles pourrait en faire un outil accessible pour les personnes atteintes de troubles cognitifs liés au vieillissement.
Le Living Lab de la Fondation Médéric Alzheimer,implanté au sein de l’accueil de jour de l’Hôpital de la Porte Verte à Versailles, La testé et évalué des actions pour et avec des personnes ayant des troubles cognitifs, dans le cadre d’une méthodologie scientifique et du respect des règles éthiques. A cette fin, ils ont mené une étude sur l’usage des tablettes tactiles par les personnes atteintes de troubles cognitifs liés au vieillissement.
Intervenants :
– Léa MATEL, Chef de projet à la Fondation Pierre Fabre
– Kevin CHARRAS, Responsable de l’ingénierie de recherche du Living Lab
Dans le contexte démographique actuel et à venir, le déploiement et l’ancrage de la télémédecine dans le paysage sanitaire relève d’un enjeu d’innovation organisationnelle que d’innovation technologique. L’Atelier approche cette question par la Télédermatologie (TD) qui devrait participer à l’organisation d’une nouvelle offre de soins adossée à la consultation conventionnelle et permettre l’émergence de nouveaux modèles de suivi ou de prise en charge pour les dermatologues et leurs patients.
Comment choisir, concevoir ou organiser au mieux les ressources et investissements nécessaires à l’intégration de cette nouvelle pratique ? Quelles approches utiliser dans une temporalité courte ? Sont les questions traitées par les intervenants.
Intervenants :
– Tu-Anh DUONG : Titulaire de la Chaire Avenir Santé Numérique (CASN)
– Vincent AUGUSTO : Directeur du démonstrateur Intégrations des technologies de la CASN
– Afafe ZEHROUNI : Post-doctorante Intégration des technologies de la CASN
Au même titre que l’ensemble des grands secteurs d’activités, la santé est devenue un écosystème numérique très important. Les données en santé (data) foisonnent au cœur de systèmes d’information très hétérogènes d’un établissement à l’autre : l’interconnexion et l’exploitation de l’ensemble de ses données est aujourd’hui une problématique centrale pour anticiper la santé de demain.
La blockchain, technologie de stockage et de transmission d’informations, permettrait de répondre en partie à cette problématique : interconnecter des données anonymisées, de manière décentralisée et infalsifiable. Son intérêt technologique place ainsi le patient au centre de la Santé.
Grâce à l’expert David MANSET, ce sont les intérêts de cette solution, mais aussi les limites qui ont été abordés.